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Romain Cazaumayou
Le 03/11/2009
à 17:37:03 par
Romain Cazaumayou
Citer Alerter

Peur d’être malade ?

Comment se fait-il que nous ayons si peur d’être malade ? Qu’est-ce que cela évoque-t-il en nous ? La peur de la dégradation physique ? De la mort ? De la disparition ?
Aurions-nous si peu confiance en nos capacités de régénération ? Ou simplement avons-nous perdu cette confiance dès notre naissance avec une sur-protection de notre entourage et un bain de peurs... ?
Mais peut-être est-ce que nous avons simplement une définition erronée de la maladie ? (exemple de définition : http://fr.wikipedia.org/wiki/Maladi e)
En Seitai, tout comme dans beaucoup de pratiques holistiques, nous faisons l’expérience d’une toute autre réalité : nous percevons clairement dans notre corps que la maladie est partie intégrante de notre homéostasie, de notre capacité d’ajustement intérieure et extérieure.
Dans son entretien sur « L’origine de la santé » Dr Imoto Kuniaki précise qu’ « il faudrait enseigner aux gens à voir la valeur de la maladie, et comment la traverser habilement. » Ce à quoi il contribue largement par son enseignement.
Et c’est maintenant mon expérience personnelle, et celle de beaucoup de personnes avec lesquelles je l’ai partagée et la partage tous les jours, tant au sein de ma famille que dans le cadre des ateliers Seitai et des séances individuelles. Je dirais que le facteur clé a été la restauration de la confiance en mon corps, en ma capacité d’autorégulation. Maintenant, quel que soit le symptôme que je découvre en moi, la peur n’a plus sa place ! J’observe simplement et j’accueille, j’écoute ce que me dit mon corps. Et en fonction de cette écoute, je vais soit agir, soit laisser faire. Je ne dépends donc plus de « spécialistes » qui auraient un point de vue ou une action sur ma santé, mais développe une grande autonomie en affinant jour après jour la perception que j’ai de moi-même.
Si vous souhaitez vous rapprocher de cette démarche, je vous propose d’expérimenter quelques pratiques que je viens de mettre à disposition sur mon site : GyoKi Ho, le bain de pieds et la serviette chaude. Voir les exercices en ligne
La pratique des Taisô demande plus d’accompagnement et plutôt que de les mettre à disposition sur internet, je vous propose de venir les expérimenter dans le cadre des ateliers dont le programme figure dans l’agenda.


Sans logo
Le 10/11/2009
à 09:55:47 par
Stéphanie Haski
Citer Alerter

Peur d’être malade ?

La maladie : nous en avons, au départ, une connaissance toute différente de celle que nous enseigne le seitai. La maladie, c’est la faiblesse (combien m’ont dit : lui il est solide - jamais malade, jamais un rhume), la fatigue, la perte de temps, la mort aussi. Avec le seitai, j’ai appris à appréhender la « maladie » différemment (au point où je n’emploierai plus le terme de maladie). Les rhumes d’inter-saison par exemple ne me font plus peur, alors qu’avant c’était homéopathie dans le meilleur des cas, Fervex dans le pire et une semaine à trainer une grosse fatigue. Il y a cependant des régions dans mon corps, où une « maladie » me fait toujours peur. J’ai compris ce matin (je ne dirai pas depuis combien de temps je fais du seitai...) qu’il s’agit d’une région sensible pour moi. Une région ou des tensions sont toujours enfouies et qu’il m’est encore difficile de relâcher. Encore du boulot, hein Romain ? Juste encore un mot sur le lien entre maladie (au sens non-seitai du terme) et mal de vivre. est ce un mal de notre époque ? je connais beaucoup de personnes qui, pour donner une raison à leur mal de vivre se « réfugie » dans la maladie. là, d’une certaine manière, elle peut être rassurante...


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